
Et si Nérondes m’était conté…! Par Yvon, né à Nérondes en 1933 dans la maison ou il a exercé son métier et ou il a pris sa retraite avec son épouse. Merci Yvon !
Un peu d’histoire donc :
On retrouve des traces de l’occupation Romaine du II et III ème siècle (qui s’en souvient ?) attestée par des tombes et de la monnaie trouvés lors de fouilles au XIX ème siècle.
Nérondes possédait 2 églises :
En 1412, Charles VI, marchant contre les troupes du duc de Berry, passe à Nérondes
En 1652 Bussy-Rabutin –lieutenant-général de Louis XIV – traverse le bourg qui n’a jamais été fortifié
4 bandes verticales bleues – 4 bandes verticales argent – chevron rouge
(armoiries des anciens seigneurs de Fontenay)
A l’origine Nérondes sud dépendait de Fontenay, Nérondes nord dépendait de Verrières.

A l’origine c’était une halle avec de grandes portes-grilles. Ici se déroulait les marchés de produits fermiers : beurre, œufs, légumes, poulets, dindes, canards en fonction de la saison. Cela dans une cacophonie invraisemblable ! Le marché aux bestiaux se tenait sur le Champ de Foire, route de Bourges.
Plus tard, la halle a servi d’entrepôt pour différents « encombrants » dont une pompe à bras pour les incendies qui fascinait les enfants !
Puis il y a eu des transformations pour que la halle devienne une salle des fêtes. Dans un premier temps les grilles métalliques ont été remplacées par de grandes portes vitrées. La scène était située à l’opposé de sa position actuelle.
La petite porte vitrée souvent utilisée actuellement comme sortie PMR était en bois et donnait sur les coulisses.
Bals, rifles, loto qui connaissent un succès fou, occupaient régulièrement la salle des fêtes. Mais étaient jouées également des pièces de théâtre pour le bureau d’aide social.
Ensuite, la municipalité a racheté le magasin de tissus « Nouveautés-confection » qui était situé là ou est le hall d’entrée. Comme la scène devenait mal placée, elle a été reconstruite là où elle est actuellement.
Il a toujours été dit que l’Airain prenait sa source sous la salle des fêtes. Elle a finalement été révélée lors de l’installation de l’ascenseur PMR !
Enfin, l’horloge qui domine le bâtiment est une comtoise quatre fois plus grosse qu’une comtoise classique ! Elle était remontée par Yvon tous les lundi lorsqu’il était apprenti !
Le café-hotel de la Magdeleine occupait l’espace de la place. A l’étage de ce commerce habitait un tapissier qui impressionnait les enfants de part sa manière de travailler. Il plaçait dans sa bouche les clous (semences) qu’il utilisait pour fixer les toiles !
Ce bâtiment n’étant pas en bon état, il a été démoli. La place de la Magdeleine est née.
Une ruelle longeait ce bâtiment. Il s’agit de la rue Saint Ambroix.
L’actuelle mairie a pu être agrandie avec la démolition d’une ancienne maison qui possédait un très beau portail en bois et un très beau parc. C’est l’actuel jardin Garban. La démolition de ce bâtiment a permis d’agrandir la place de la Magdeleine et d’y faire un parking.


A la place de ce magasin il y avait l’hôtel de la poste. Le bâtiment faisait face au café-hotel de la Magdeleine. Un porche (partie gauche du magasin) permettait de faire descendre les voyageurs des diligences à l’abri des intempéries. Ceux-ci pouvaient alors entrer directement dans l’hôtel en utilisant une très belle porte à deux battants avec des verres « cathédrale » de plusieurs couleurs.
Les attelages pouvaient se rendre au fond de la cour où se trouvaient les écuries. Pour éviter les embouteillages les attelages ressortaient par le passage situé entre le N°12 et le N°14 de la Grande Rue.
L’hôtel possédait une salle de bal qui fut également utilisée comme salle de cinéma. Les films qui y étaient projetés avait tellement vécu qu’il n’était pas rare que la bande casse. Entre les réparations et les changements de bobines (parfois 4 ou 5) la durée d’un film pouvait passer de 1h20 à 2h00 !
L’hôtel fut une halte pour les cars de la ligne « Suisse – Océan ».

Une quincaillerie était situé à l’actuel N°7 de la place de la mairie. Dans cette quincaillerie on y fabriquait des tuyaux !
L’Airain passe entre le N°5 et le N°7, ainsi que sous la bibliothèque.

A l’angle de la route de Bourges et de la route de Saint Amand se trouve une croix. La croix d’origine a été érigée vers 1890. Celle-ci a été remplacée il y a plus de 30 ans. Il y a peu, une nouvelle croix a été installée.

Sur ce site se trouvait une école de dressage. On peut remarquer sur les murs la présence d’anneaux pour attacher les chevaux. Beaucoup de récompenses furent attribuées à cette école.
Les étalons venaient du Haras National de Blois.

Elle fut confiée aux religieuses de la Congrégation de Marie Immaculée en 1919. Elle est école mixte depuis 1974.
Un peu plus loin, les sœurs de la Charité ont hérité de la propriété située au N°24. On appelait ce lieu le « couvent ». C’est devenu une école pour les filles en 1905. En 1919 l’école Sainte Marie a pris le relais.
Julien Dumas est né à Nérondes en 1884. Il était chercheur et professeur à l’institut pasteur. Anecdote : Julien Dumas s’est retrouvé sur le front d’Orient, aux Dardanelles (Turquie), pendant la guerre 1914-1918, avec 2 autres Nérondais : M. Douet Henri et le père d’Yvon !

La gendarmerie située au N°10, devenue petite et inadaptée, a été démolie ainsi que la maison d’à côté. Une nouvelle gendarmerie a été construite. Les gendarmes sont partis et le bâtiment est devenu des logements d’habitation.
Au Numéro 11, à la place du salon de coiffure actuel était situé le « trésorerie » avant son déménagement pour Sancoins.
Au N°31bis se trouvait un haras. En face, le champ de foire.

Le lavoir est du XIXéme siècle. Il comprend 30 piliers en bois.
Un abreuvoir était à proximité. Un petit muret servait à canaliser l’eau de l’Airain qui alimente l’étang de la Garenne.
Elle était destinée à recueillir les orphelins, les errants et les malades. Puis elle a hébergé des religieuses durant des dizaines d’années. C’est une propriété privée maintenant.
La tour-clocher centrale date du XIème siècle. L’abside ronde terminant l’édifice et éclairée par trois fenêtres du XIIème siècle. Au XVème siècle, la nef est dotée de 4 chapelles latérales. La dalle funéraire (1460) est celle de Jean Tabou, seigneur de Verrières et de son épouse. Les sommets de la tour à l’extérieur sont décorés sur chaque face de deux arcades aveugles. La flèche pyramidale a été refaite en 1783 pour 1200 louis !
Avant les bâtiments en préfabriqué se trouvait le stade de la paroisse Saint Etienne. C’était le fief de l’Avant Garde Nérondaise (AGN). Activités principales : gymnastique et fanfare. Le terrain de basket de l’époque était rempli d’herbe et il n’était pas facile d’y faire rebondir le ballon !